Les gouaches de Maurice Raymond (à Jean-de-Brébeuf)

Article paru dans le journal La Patrie, lundi le 24 octobre 1955, intitulé : Les gouaches de Maurice Raymond (à Jean-de-Brébeuf)
Par Maurice Huot

M. Maurice Raymond expose au collège Jean-de-Brébeuf jusqu’au 2 novembre, une quarantaine de gouaches dans la perspective de la peinture moderne basée sur la tradition et le classicisme.  On peut ne pas aimer l’une ou l’autre des peintures de M. Raymond, mais dans l’ensemble, on ne peut qu’admirer sa rigoureuse logique, sa lucidité, son ascèse qui se traduit par une tendance à la rigueur et au dépouillement.

La couleur dans ces gouaches ainsi qu’un dessin net dominent.  Le coloris est souvent riche et les thèmes quoique vaguement suggérés parfois sont remplis de recueillement et de poésie; nommons entre autres œuvres : Loggia et Magnificat.

Dans le hall, entre les deux salons où les gouaches sont exposées, on peut voir plusieurs paysages aux arbres effeuillés dans des tons bruns ou rougeâtres qui rappellent la manière d’un Cosgrove d’après son séjour au Mexique.

Comme le dit un critique de M. Raymond :  » Les œuvres récentes impliquent une référence au réel suffisante pour stimuler l’imagination, sans toutefois nous distraire de l’essentiel : la poésie des teintes et des volumes.  Elles nous invitent à nous livrer à notre propre musique intérieure, éveillée par celle de l’artiste « .

On ne saurait mieux qualifier l’œuvre de M. Raymond et nous adhérons à cette opinion.

On reprochera peut-être à M. Raymond de la froideur, mais cette froideur même n’est pas sans beauté.